Le signal national d'alerte correspond à un son montant et descendant émis par la sirène. L'alerte se compose de trois séquences d'1 min 41, séparées par un silence. La fin de l'alerte est indiquée par un son continu de 30 secondes.Chaque premier mercredi du mois, un essai mensuel est réalisé. Ceux-ci permettent de s'assurer du bon fonctionnement du dispositif. Cet essai mensuel ne comporte qu'un seul cycle d'1 min 41.

Réagir en cas d'alerte

Si le signal d'alerte retentit, cela signifie qu'un danger imminent est en cours. En fonction des situations, les autorités indiqueront aux habitants la conduite à tenir : se protéger dans un bâtiment ou évacuer la zone dangereuse.
Les bons réflexes à avoir :
- Se mettre en sécurité et y rester (se confiner dans un bâtiment ou au contraire, évacuer une zone).
- Se tenir informé (respecter les consignes émises par les autorités et relayées à la radio)
- Ne téléphoner qu'en cas d'urgence vitale

À quels risques majeurs la commune est-elle exposée ?

Le DICRIM (Dossier d'Information Communal sur les Risques Majeurs) de la Ville de Bayeux recense les risques suivants :
  • Risque d'inondation : Bayeux, traversée par la rivière de l’Aure, peut connaître des inondations à la suite de précipitations intenses ou prolongées. La remontée des nappes phréatiques contribue également à ces débordements, aggravant les risques d’inondation.
  • Risque sismique : Bayeux est située dans une région présentant un niveau de risque sismique relativement faible à modéré. Sur l’échelle règlementaire, le risque sismique est de 2/5.
  • Risque de mouvement de terrain : à Bayeux, les mouvements de terrain représentent une menace, notamment dans les zones vulnérables. Une attention particulière à la prévention et à la préparation est essentielle pour minimiser les risques et assurer la sécurité des habitants.
  • Risque de RADON : Le radon est une substance gazeuse naturelle radioactive qui a la particularité d’être inodore. Le radon est présent partout : dans l’air, le sol, l’eau, variable d’un lieu à l’autre. La ville de Bayeux est classée en zone 1, présentant un niveau de risque relativement faible à modéré en ce qui concerne la présence de radon.
  • Risque lié au transport de matières dangereuses : Bayeux est concernée par le transport de matières dangereuses et radioactives à travers son territoire par voie routière.
  • Risque de feux : Bayeux est concernée par le feu d’espaces naturels et cultivés sur son territoire, ce qui comporte le risque de propagation rapide des flammes.
  • Risque d'engins de guerre : La découverte d’engins de guerre, tels que les grenades, obus, bombes, détonateurs, mines ou munitions, peut représenter un danger mortel pour la ou les personnes présentes sur place lorsqu’il y a manipulation ou transport de ces munitions abandonnées et plus particulièrement celles à charge chimique.
  • Risque phénomènes climatiques extrêmes : Bayeux est concernée par les risques climatiques sur son territoire, ce qui comporte le risque d’événements météorologiques extrêmes tels que le grand froid, les tempêtes et les canicules, avec des conséquences potentiellement dangereuses pour la population et l’environnement.

Le DICRIM est consultable sur bayeux.fr (rubrique Vivre à Bayeux > Sécurité). À noter que la sirène retentira si l'un de ces risques majeurs se présente, mais n'y est pas limitée. Elle peut retentir dès lors qu'une situation comporte un péril imminent pour les habitants.

Le saviez-vous?

Le mardi 30 juin 2026, vers 15 h 30, jour même de sa mise en service, la nouvelle sirène a retenti pour la première fois à Bayeux et dans les communes voisines.

Cette installation marque le retour d'une sirène d'alerte dans la ville, trente-deux ans après la désactivation de l'ancienne en 1994, consécutive au déménagement de la caserne des sapeurs-pompiers. Le bâtiment du 4, place Gauquelin-Despallières, devenu par la suite le siège de Bayeux Intercom, abritait alors cette sirène.

Surnommée « Pâquerette » par les anciens pompiers, l'ancienne sirène a été définitivement démontée de son ossature métallique, installée sur le toit du bâtiment, en 2001. Elle est aujourd'hui exposée au musée de la Bataille de Normandie.

L'histoire des sirènes d'alerte remonte à février 1936, avec la mise en place de l'organisation de la Défense passive dans les principales villes françaises, dont Bayeux. En 1938, on estime que près de 4 200 sirènes avaient été installées sur l'ensemble du territoire national.

Le 20 février 1941, après de nombreux dysfonctionnements et plusieurs essais infructueux, la Kreiskommandantur demande au maire, Dodeman, que le déclenchement d'un signal d'alerte puisse être commandé directement depuis ses locaux, situés rue Écho (aujourd'hui rue aux Coqs). L'architecte de la ville est alors chargé de trouver une solution technique afin d'assurer une installation fiable et un fonctionnement efficace.

Le 12 mai 1941, le maire informe la population que des exercices d'alerte incendie auront lieu le jeudi 15 mai à 18 heures afin de tester ce nouveau système d'avertissement.

Après la Libération de Bayeux, le 7 juin 1944, la sirène demeure en place jusqu'au milieu des années 1950. Elle est ensuite transférée à la nouvelle caserne des sapeurs-pompiers, située au 4, rue de Cabourg, où elle restera en service pendant plusieurs décennies.

La nouvelle sirène, mise en service le mardi 30 juin 2026, retentira désormais chaque premier mercredi du mois, dans le cadre des essais mensuels réglementaires du système national d'alerte.